Field Nation
Repenser l'ordre de travail, du premier brouillon au paiement final

Field Nation met en relation des entreprises et des techniciens indépendants qui installent, réparent et entretiennent des équipements sur site. Sur la plateforme, tout passe par un seul objet : l'ordre de travail. Un donneur d'ordre le rédige, un prestataire l'exécute, et tous deux doivent s'accorder sur ce qui a été fait et sur ce qui est dû. En deux ans, nous avons repensé cet objet et les outils qui l'entourent.
Un ordre de travail contient énormément d'informations : périmètre, tâches, lieu, planning, rémunération, frais, documents, qualifications. Un donneur d'ordre qui publie une seule mission n'en a presque pas besoin. Celui qui pilote un déploiement national a besoin de tout, cent fois de suite. Les mêmes écrans devaient servir les deux. L'argent compliquait encore les choses. Chaque heure saisie, chaque dépense ajoutée, chaque prime obtenue modifie le total, et donneur d'ordre comme prestataire doivent voir ce changement et le comprendre.
Nous avons abordé le chantier comme six problèmes liés, résolus avec un même ensemble de patterns.
Flightboard. Voir chaque ordre de travail par étape, et vérifier le travail terminé sans quitter la liste.
Ordre de travail modulaire. Commencer simplement, et n'activer la complexité que lorsque la mission l'exige.
Planification flexible. Décrire quand le travail peut avoir lieu, dans les termes du donneur d'ordre.
Rémunération centralisée. Une seule carte de rémunération, utilisée partout où il est question d'argent, lue de la même façon par le donneur d'ordre et le prestataire.
Approbation automatique. Laisser les missions courantes s'approuver d'elles-mêmes, selon des règles fixées par le donneur d'ordre.
Recrutement. Cartographier la façon dont les donneurs d'ordre trouvent et qualifient les prestataires avant de dessiner le moindre écran.
Les composants sont communs aux six : un rail de synthèse qui sert aussi de navigation, des sections repliables avec leur total dans l'en-tête, des lignes pointillées pour les montants et des interrupteurs pour tout ce qui est facultatif.
Le Flightboard classe chaque ordre de travail par étape, du brouillon à l'approbation, avec un compteur à chaque étape. Les colonnes changent selon l'étape. Dans Terminé, le tableau affiche ce dont a besoin la personne qui vérifie : le temps saisi par rapport au maximum, la rémunération, les champs obligatoires et les livrables.
Sélectionner une ligne ouvre l'ordre de travail à côté du tableau. Les horaires demandés et réels sont côte à côte, et tout écart est exprimé en chiffres clairs : 34 minutes de plus, 41,40 $ de plus. Le donneur d'ordre peut ajuster, accepter, approuver ou passer au suivant.

Le nom d'un prestataire ouvre un profil compact : distance, disponibilité, missions réalisées, compétences, statut de vérification, et évaluations issues de l'entreprise du donneur d'ordre comme de la place de marché.

Un nouvel ordre de travail s'ouvre dans sa forme la plus simple, avec uniquement les sections dont chaque mission a besoin. Un interrupteur fait apparaître les fonctions avancées, et chaque section facultative a son propre interrupteur. Le rail à gauche liste toutes les sections et indique celles qui sont complètes, pour que le donneur d'ordre sache toujours ce qu'il reste à faire avant de publier.


Les interventions sur site se plient rarement à un format unique. Un donneur d'ordre peut proposer plusieurs heures de début fixes, définir une plage d'heures ouvrées ou laisser un créneau ouvert. Chaque intervention a ses propres tâches, regroupées selon leur moment : avant l'arrivée, sur site et une fois le travail terminé.


La rémunération au même endroit
La rémunération était éparpillée dans tout le produit. Nous l'avons regroupée dans une seule carte : main-d'œuvre, primes, pénalités, assurance, frais de service et dépenses, chacun avec son sous-total dans l'en-tête de section. Le total est donné sous forme de fourchette, car le montant final dépend de ce qui se passe sur site. Le donneur d'ordre voit le coût minimum et maximum de la mission avant de la publier.

Les dépenses viennent des deux côtés et doivent être approuvées une à une. Le design a été livré sous la forme d'une spécification annotée qui détaille chaque état, chaque contrôle et la logique qui les sous-tend.
Quatre types de rémunération, deux publics et cinq situations, des heures sous la limite aux heures ajustées après coup. La carte de rémunération a été dessinée pour chaque combinaison, pour que le donneur d'ordre et le prestataire lisent toujours les mêmes chiffres.
La plupart des travaux terminés ne demandent aucune discussion. L'approbation automatique permet au donneur d'ordre de définir ce qu'est une mission courante : quels viviers de talents, quel plafond de rémunération, quelles exigences de clôture, et quels clients ou projets sont exclus. Le travail qui respecte ces règles est approuvé sans vérification. Tout le reste attend une validation humaine.

Avant de concevoir le moindre écran de recrutement, le parcours a été cartographié de bout en bout : comment un donneur d'ordre définit ses exigences, comment les prestataires franchissent chaque étape, et ce que le donneur d'ordre peut voir en chemin.
L'ordre de travail contient toujours tout ce qu'il contenait auparavant. Il ne montre désormais au donneur d'ordre que ce qu'exige la mission qu'il a sous les yeux.
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